Les monastères de Saint-Pétersbourg et de Moscou
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Sommaire
Présentation générale
La tradition monastique russe remonte à la christianisation de la Rus' de Kiev en 988. Dès le XIe siècle, les premiers monastères furent fondés à Kiev, puis la vie monastique se répandit à travers tout le territoire, de Novgorod à Vladimir, de Souzdal à Moscou. Les monastères russes n'étaient pas seulement des lieux de prière et de méditation : ils remplissaient également des fonctions défensives, économiques et culturelles. Entourés d'enceintes fortifiées, ils servaient de forteresses face aux invasions tatares et polonaises. Leurs ateliers de copistes et d'iconographes furent les principaux foyers de la culture écrite et artistique dans la Russie médiévale.
À Moscou, les monastères formaient un véritable anneau défensif autour de la ville, protégeant ses accès stratégiques. Le Donskoy au sud, le Simonov au sud-est et l'Andronikov à l'est surveillaient les routes par lesquelles arrivaient les armées ennemies. Ce rôle militaire s'ajoutait à leur vocation spirituelle, faisant des monastères des piliers de l'identité russe.
À Saint-Pétersbourg, fondée en 1703, la tradition monastique prit un caractère différent. Pierre le Grand, soucieux de donner à sa nouvelle capitale un prestige égal à celui de Moscou, fonda la Laure Alexandre Nevski pour y transférer les reliques du saint prince, héros de la bataille contre les chevaliers Teutoniques en 1240. Plus tard, le monastère Smolny devint l'un des joyaux du baroque russe, témoignant de la richesse architecturale de la ville impériale.
La Laure Alexandre Nevski
La Laure Alexandre Nevski (Александро-Невская лавра) est le monastère le plus important de Saint-Pétersbourg et l'un des hauts lieux de l'orthodoxie russe. Sa fondation, en 1710, fut décidée par Pierre le Grand lui-même. Le tsar choisit un emplacement à l'extrémité est de la future perspective Nevski, à la confluence de la Neva et de la rivière Monastyrka. Selon la légende, c'est à cet endroit précis qu'Alexandre Nevski aurait remporté sa victoire sur les Suédois en 1240 – une attribution géographiquement inexacte, mais politiquement significative.
Pierre le Grand voulait que ce monastère rivalîse en prestige avec les grands centres monastiques de Moscou et de Kiev. En 1724, il fit transférer solennellement les reliques du prince Alexandre Nevski depuis Vladimir jusqu'à la nouvelle laure, leur conférant ainsi une dimension patriotique autant que religieuse. Alexandre Nevski, canonisé pour ses victoires contre les envahisseurs occidentaux, devint le saint patron de Saint-Pétersbourg.
La cathédrale de la Sainte-Trinité
L'édifice principal de la laure est la cathédrale de la Sainte-Trinité (Троицкий собор), construite entre 1776 et 1790 par l'architecte Ivan Starov dans un style classique épuré. Sa façade majestueuse, ornée d'un portique à colonnes corinthiennes, et son dôme doré dominent l'ensemble monastique. L'intérieur abrite une riche iconostase et, dans une châsse en argent, les précieuses reliques d'Alexandre Nevski. La cathédrale reste aujourd'hui un lieu de culte très fréquenté, où sont célébrées les grandes fêtes liturgiques orthodoxes.
Les cimetières de Tikhvine et de Lazare
Les deux cimetières de la laure comptent parmi les nécropoles les plus célèbres de Russie. Le cimetière de Tikhvine (ou nécropole des Maîtres des Arts) abrite les sépultures de grandes figures de la culture russe : les compositeurs Tchaïkovski, Moussorgski, Rimski-Korsakov, Borodine et Glinka, l'écrivain Dostoevski, le fabuliste Krylov, et le sculpteur Klodt. Se promener dans ce cimetière, c'est parcourir un véritable panthéon de la création artistique russe. Pour les amateurs de musique classique, c'est un pèlerinage inévitable.
Le cimetière de Lazare, plus ancien (fondé en 1716), est la plus vieille nécropole de Saint-Pétersbourg. On y trouve les tombes de l'architecte Carlo Rossi, du mathématicien Leonhard Euler, du sculpteur Marthos et de Natalia Gontcharova, épouse de Pouchkine. Les stèles et mausolées, souvent ornés de sculptures raffinées, constituent en eux-mêmes un musée à ciel ouvert de l'art funéraire des XVIIIe et XIXe siècles.
Le monastère Smolny
Le monastère Smolny (Смольный монастырь) doit son nom au mot russe smola (résine, goudron) : le site abritait autrefois un entrepôt de goudron destiné à la flotte navale. C'est l'impératrice Élisabeth Ire, fille de Pierre le Grand, qui décida en 1748 de fonder ici un couvent de jeunes filles nobles, le couvent de la Résurrection. Elle confia le projet à l'architecte italien Bartolomeo Francesco Rastrelli, déjà célèbre pour le Palais d'Hiver et le palais Catherine à Tsarskoïe Selo.
Rastrelli conçut un ensemble monumental dans le plus pur style baroque élisabéthain : une cathédrale centrale couronnée de cinq coupoles bleues et blanches, entourée de quatre églises d'angle et d'un vaste quadrilatère de bâtiments conventuels. Le projet initial prévoyait un clocher de 140 mètres de hauteur, qui aurait été le plus haut d'Europe, mais il ne fut jamais réalisé. La construction, ralentie par la guerre de Sept Ans et la mort d'Élisabeth en 1761, ne s'acheva que sous le règne de Nicolas Ier, en 1835, lorsque l'architecte Vassili Stassov termina les aménagements intérieurs dans un style néoclassique sobre.
La cathédrale Smolny est considérée comme l'un des chefs-d'œuvre absolus de l'architecture russe. Ses proportions harmonieuses, la richesse de son décor extérieur – pilastres, frontons brisés, guirlandes de stuc – et la teinte bleue et blanche de ses coupoles en font un édifice d'une élégance incomparable. Le poète Théophile Gautier, lors de son séjour à Saint-Pétersbourg en 1858, écrivit que la cathédrale Smolny était « un véritable bijou d'architecture, d'une grâce et d'une légèreté merveilleuses ».
« De toutes les églises que j'ai vues à Saint-Pétersbourg, le Smolny est celle qui m'a le plus ravi. C'est un chef-d'œuvre de Rastrelli, d'une grâce et d'une légèreté merveilleuses. » — Théophile Gautier, Voyage en Russie, 1867
Sous Catherine II, le couvent Smolny devint l'Institut Smolny, premier établissement d'éducation pour les jeunes filles de la noblesse en Russie, fondé en 1764. Cet institut, qui forma des générations de femmes de l'élite russe, fonctionna jusqu'en 1917. En octobre 1917, le Smolny servit de quartier général aux bolcheviks, et c'est depuis ses murs que Lénine dirigea la Révolution d'Octobre. Aujourd'hui, la cathédrale accueille des concerts et des expositions, et ses intérieurs restaurés offrent une acoustique exceptionnelle.
Le monastère Saint-Nicolas des Marins
La cathédrale navale Saint-Nicolas (Николо-Богоявленский морской собор), souvent appelée « cathédrale des Marins », fut édifiée entre 1753 et 1762 par l'architecte Savva Tchevakinski dans le quartier de Kolomna, à proximité des casernes de la marine impériale. Cet édifice élégant, de style baroque, est étroitement lié à l'histoire de la flotte russe.
La cathédrale se distingue par sa façade bleu ciel ornée de colonnes blanches et ses cinq coupoles dorées. Saint Nicolas, patron des marins, y était vénéré par les équipages de la flotte de la Baltique avant leurs départs en mission. L'intérieur, réparti sur deux étages (une église basse pour l'hiver et une église haute pour l'été), conserve une riche iconostase baroque dorée et des icônes du XVIIIe siècle. Le clocher isolé, élancé et gracieux, s'élève au bord du canal Kryukov et offre l'un des panoramas les plus photogéniques de la ville, se reflétant dans les eaux des canaux de Saint-Pétersbourg.
Fait remarquable, la cathédrale Saint-Nicolas des Marins est l'un des rares édifices religieux de Saint-Pétersbourg à n'avoir jamais été fermé au culte pendant la période soviétique. Elle constitue ainsi un lien vivant et ininterrompu avec la tradition orthodoxe. Des plaques commémoratives y rappellent les marins russes péris en mer, notamment les équipages des sous-marins Koursk (2000) et Komsomolets (1989).
Les monastères de Moscou
Le monastère Donskoy
Le monastère Donskoy (Донской монастырь) fut fondé en 1591 par le tsar Féodor Ier pour commémorer le sauvetage miraculeux de Moscou lors de l'invasion du khan tatar Kazy-Girey. Selon la tradition, c'est l'icône de la Vierge du Don (Донская икона), portée en procession devant les troupes russes, qui aurait provoqué la retraite des Tatars. Le monastère fut édifié sur le lieu même où se dressait le camp de l'armée russe.
L'enceinte fortifiée du Donskoy, construite entre 1686 et 1711, est l'une des mieux conservées de Moscou, avec ses douze tours et ses créneaux massifs. À l'intérieur, deux cathédrales se font face : le Petit Cathédrale (1591-1593), sobre et ancienne, et la Grande Cathédrale (1684-1698), somptueuse, de style baroque moscovite, avec son iconostase sculptée en bois doré et ses fresques remarquables.
Le cimetière du monastère Donskoy est l'un des plus importants de Moscou. À partir du XVIIIe siècle, il devint le lieu de sépulture privilégié de la noblesse et de la bourgeoisie moscovites. On y trouve les tombes de l'écrivain Soljenitsyne, du philosophe Tchaadaev, de l'historien Klioutchevski et de nombreux généraux de la guerre de 1812. Le cimetière Donskoy constitue, avec le cimetière de Novodevitchi, l'une des deux grandes nécropoles historiques de Moscou. À noter également que le monastère conserve des fragments de bas-reliefs du temple du Christ-Sauveur, détruit par Staline en 1931 et reconstruit dans les années 1990.
Le monastère Andronikov
Le monastère Andronikov (Андроников монастырь) se dresse à l'est de Moscou, sur une hauteur dominant la rivière Yaouza (Яуза). Fondé en 1357 par le métropolite Alexis de Moscou et nommé d'après son premier higoumène, Andronik, disciple de saint Serge de Radonej, le monastère occupe une place unique dans l'histoire de l'art sacré russe.
La cathédrale du Sauveur (Спасский собор), construite vers 1420-1427, est le plus ancien édifice en pierre de Moscou encore debout. C'est dans cette cathédrale que le légendaire peintre d'icônes Andreï Roublev (vers 1360-1430) travailla et fut inhumé. Roublev, auteur de la célèbre icône de la Trinité (aujourd'hui à la galerie Tretiakov), est considéré comme le plus grand peintre d'icônes de l'histoire russe. En son honneur, le monastère abrite depuis 1947 le musée Andreï Roublev, qui présente une collection exceptionnelle d'icônes, de fresques, de manuscrits enlumimés et d'objets liturgiques du XIVe au XVIIe siècle.
Le musée Roublev est un lieu incontournable pour quiconque s'intéresse à l'art médiéval russe. Ses collections permettent de retracer l'évolution de la peinture d'icônes depuis les influences byzantines jusqu'à l'épanouissement d'un style proprement russe, dont Roublev fut l'apogée. Le cinéaste Andreï Tarkovski consacra en 1966 un film célèbre à la vie du peintre, Andreï Roublev, qui contribua à faire connaître son œuvre dans le monde entier.
Le monastère Simonov
Le monastère Simonov (Симонов монастырь) se trouve au sud-est de Moscou, sur la rive gauche de la Moskova. Fondé en 1370 par le moine Simon, neveu et disciple de saint Serge de Radonej, il fut l'un des monastères les plus puissants et les plus fortifiés de la ceinture défensive moscovite. Ses murailles imposantes et ses tours d'angle, construites au XVIe siècle, rivalisaient avec celles du Kremlin.
Le monastère Simonov joua un rôle militaire majeur lors de l'invasion du khan Tokhtamych en 1382 et pendant le Temps des Troubles au début du XVIIe siècle. Son histoire fut tragiquement interrompue en 1930, lorsque la majeure partie de l'ensemble fut détruite sur ordre de Staline pour construire le palais de la Culture de l'usine automobile ZIL. Seuls subsistent aujourd'hui trois tours d'enceinte, un mur de fortification et le réfectoire du XVIIe siècle, témoins silencieux de la grandeur passée du lieu.
L'église Serge Rogojski
L'église Serge Rogojski (Сергиевская церковь Рогожской слободы) se situe dans l'est de Moscou, à proximité de la rivière Yaouza, non loin du monastère Andronikov. Cette église, dédiée à saint Serge de Radonej, est liée à l'histoire de la communauté des Vieux-Croyants (starovères) qui s'installèrent dans le quartier de Rogojski au XVIIIe siècle, après le schisme religieux provoqué par les réformes du patriarche Nikon en 1653.
Le quartier Rogojski devint le principal centre des Vieux-Croyants à Moscou, et l'église Serge Rogojski témoigne de cette tradition dissídente au sein de l'orthodoxie russe. Sa présence rappelle que la Russie ne connaît pas une orthodoxie monolithique, mais une histoire religieuse marquée par des fractures profondes dont les traces demeurent visibles dans le paysage urbain moscovite.
Monastères et patrimoine UNESCO
Plusieurs ensembles monastiques russes figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO, attestant de leur valeur universelle exceptionnelle. La Laure de la Trinité-Saint-Serge à Serguiev Possad, située à 70 kilomètres au nord-est de Moscou, fut inscrite en 1993. Le centre historique de Saint-Pétersbourg, inscrit en 1990, englobe la Laure Alexandre Nevski et le monastère Smolny parmi ses monuments protégés. Le Kremlin de Moscou et la Place Rouge, inscrits en 1990, témoignent également de la tradition monastique et religieuse de la capitale.
La question de la préservation des monastères reste cruciale. Si les grands ensembles comme la laure Alexandre Nevski ou le Donskoy bénéficient de programmes de restauration réguliers, d'autres sites, comme les vestiges du monastère Simonov, demeurent fragiles. La restitution des édifices religieux au culte, engagée depuis les années 1990, a permis de sauver de nombreux monastères, mais le coût des restaurations reste considérable. Les monastères russses, à la croisée de la foi, de l'art et de l'histoire, incarnent un patrimoine dont la sauvegarde engage l'ensemble de la communauté internationale.
Informations pratiques
| Laure Alexandre Nevski | Perspective Nevski, 179 – Saint-Pétersbourg. Métro : Plochtchad Alexandra Nevskogo. Ouvert tous les jours, 6h-20h. Cimetières : 9h30-18h (payant). |
|---|---|
| Cathédrale Smolny | Place Rastrelli, 1 – Saint-Pétersbourg. Métro : Tchernychevskaya + bus. Ouvert 11h-19h (fermé le mercredi). Entrée payante pour les concerts. |
| Cathédrale Saint-Nicolas | Place Nikolskaya, 1/3 – Saint-Pétersbourg. Métro : Sadovaya ou Sennaya Plochtchad. Ouvert tous les jours, 6h30-19h30. Entrée libre. |
| Monastère Donskoy | Place Donskaya, 1 – Moscou. Métro : Chabolovskaya. Ouvert tous les jours, 7h-19h. Cimetière accessible en journée. |
| Musée Roublev (Andronikov) | Place Andronevskaya, 10 – Moscou. Métro : Plochtchad Iliitcha ou Rimskaya. Ouvert 10h-18h (fermé le mercredi). Entrée payante. |
| Monastère Simonov | Rue Vostotchnaïa, 4 – Moscou. Métro : Avtozavodsakaïa. Vestiges accessibles librement. |
| Tenue vestimentaire | Dans les lieux de culte actifs : épaules couvertes, pantalon long pour les hommes, foulard de tête recommandé pour les femmes. |
| Conseils | Combiner la visite de la laure Alexandre Nevski avec une promenade sur la perspective Nevski. À Moscou, associer Donskoy et Novodevitchi. |
Pour situer l'ensemble de ces monastères sur une carte, les cartes de Russie disponibles sur ce site permettent de repérer les principaux monuments de Saint-Pétersbourg et de Moscou. La visite de ces hauts lieux spirituels se combine naturellement avec la découverte des grandes églises : la cathédrale Saint-Isaac, l'église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé, la cathédrale Saint-Vladimir et l'église de Tchesma.
Questions fréquentes
Quel est le plus célèbre monastère de Saint-Pétersbourg ?
La Laure Alexandre Nevski, fondée en 1710 par Pierre le Grand, est le monastère le plus célèbre et le plus important de Saint-Pétersbourg. C'est l'un des quatre monastères russes à porter le titre prestigieux de « laure ». Il abrite les cimetières de Tikhvine et de Lazare, où reposent Tchaïkovski, Dostoevski, Moussorgski et d'autres grands artistes russes.
Quelles célébrités sont enterrées à la Laure Alexandre Nevski ?
Les cimetières de la Laure Alexandre Nevski abritent les sépultures de nombreuses personnalités russes. Au cimetière de Tikhvine reposent les compositeurs Tchaïkovski, Moussorgski, Rimski-Korsakov, Borodine et Glinka, l'écrivain Dostoevski et le fabuliste Krylov. Au cimetière de Lazare, on trouve les tombes de l'architecte Rossi, du mathématicien Euler et de Natalia Gontcharova, épouse de Pouchkine.
Qui a construit le monastère Smolny ?
Le monastère Smolny a été conçu par l'architecte italien Bartolomeo Francesco Rastrelli sur ordre de l'impératrice Élisabeth Ire. La construction commença en 1748. Rastrelli créa un chef-d'œuvre du baroque russe, avec sa cathédrale aux cinq coupoles bleues et blanches. L'ensemble ne fut achevé qu'en 1835, sous la direction de Vassili Stassov.
Que peut-on voir au monastère Andronikov à Moscou ?
Le monastère Andronikov, fondé en 1357, abrite depuis 1947 le musée Andreï Roublev, consacré à l'art russe ancien et aux icônes. On y admire la cathédrale du Sauveur (vers 1420-1427), plus ancien édifice en pierre de Moscou, où Roublev lui-même a travaillé. Le musée présente une remarquable collection d'icônes, de fresques et d'art sacré du XIVe au XVIIe siècle.
Peut-on visiter les monastères de Saint-Pétersbourg et de Moscou ?
Oui, la plupart des monastères sont ouverts aux visiteurs. La Laure Alexandre Nevski et ses cimetières sont accessibles tous les jours (entrée payante pour les cimetières). La cathédrale Smolny accueille les visiteurs et des concerts. À Moscou, le monastère Donskoy et le musée Roublev au monastère Andronikov sont également ouverts au public. Il est recommandé de porter une tenue respectueuse dans les lieux de culte actifs.